Peut-on souffrir des tragédies vécues par nos ancêtres ?

 

Comment le cerveau influence-t-il le comportement ? Les spermatozoïdes peuvent ils être modifiés par l’environnement et transmettre certains caractères acquis à travers les générations ?

Isabelle Mansuy, neurogénéticienne à l’université de Zürich et à l’école polytechnique fédérale de Zürich, va nous apporter quelques éléments de réponse dans cette conférence d’1h30, à la Cité des Sciences.

Diffusé par France Culture.

https://www.franceculture.fr/conferences/universcience/peut-souffrir-des-tragedies-vecues-par-nos-ancetres

 

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Il est illusoire de croire que nous sommes actuellement « compétents » dans des disciplines biologiques. Nous accumulons des connaissances, mais chaque étude révèle encore plus l’incroyable complexité du monde qui nous entoure, et en particulier du vivant. Et de ce fait, notre ignorance. Soyons humbles, on sait des choses, mais on en ignore encore trop.

Nous avons l’impression d’une progression rapide, mais nous devons avoir conscience qu’en réalité la recherche progresse pas à pas, et les réelles découvertes se font dans la durée, la répétition, et le temps…

 

 

Ce qui me réjouit aujourd’hui, c’est de voir tout ce que nous pouvons apprendre encore de la nature. Nous sommes à l’aube de découvertes essentielles. Nous avons l’impression de tout connaître ? Que nenni, préparez vous à changer votre perception du monde…
Par exemple, ce n’était pas l’objet de cette conférence, mais ce qu’elle dit à propos de la relation entre ADN et cancers par le biais de processus épigénétiques ouvre des voies de traitements absolument inédits contre le cancer.

Mais en matière de comportement, nous pourrons mieux nous comprendre, bien plus que ce que les sciences humaines nous ont apporté jusque-là !

 

Que l’ADN ne soit pas le seul véhicule de l’information transmise de génération en génération est plus que probable. Et j’aime ce genre d’études, qui ouvre notre champs des possibles, et nous permet de sortir de certaines pensées dogmatiques.

 

Soyons humbles : on connaît des choses, mais on en ignore encore trop.

 

Il est impératif que nous devenions humbles sur la manière de réaliser ce genre d’études. Le big DATA et les processus d’observation numérique en tant que source d’informations pourrait permettre d’éviter les protocoles expérimentaux « standardisés » où le trauma est provoqué artificiellement. Bonjour le bien-être animal : elle le dit face au premier commentaire, il est important d’étudier l’humain pour mieux comprendre l’humain.

Il faut donc avoir conscience que de nombreuses études, et beaucoup de temps et de travail vont encore être nécessaire afin de bien comprendre les processus en jeu. Pendant des dizaines d’années, la recherche a focalisé sur les gènes, et elle a produit des absolus (1 gène = 1 caractère, par exemple) qu’on sait être faux maintenant. Elle commence à peine à se rendre compte de ses limites. Il lui faudra encore du temps. Beaucoup de temps…

Mais il faut faire un effort pour progresser pas à pas. Et ne pas se précipiter dans la volonté de découvrir tel phénomène d’ampleur. Personne ne deviendra le futur Einstein, ces découvertes viendront au prix d’un effort collectif.

 

Nous allons certainement vivre quelques découvertes passionnantes, et j’ai hâte de pouvoir participer à l’effort collectif dans ces recherches !

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